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Conseiller/ère pénitentiaire d'insertion et de probation

En région

14 980 personnes exercent ce métier sur les 1 912 620 qui travaillent en région.
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L’évolution récente sur cinq ans du nombre de professionnels dans ce métier est de + 4,8 % pour + 0,5 % en moyenne tous métiers confondus.
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71 % des professionnels sont des femmes, elles sont plus nombreuses qu’en moyenne tous métiers confondus (48 %).
Ce métier recrute particulièrement en région.
Je découvre

La conseillère ou le conseiller pénitentiaire d'insertion et de probation suit les personnes condamnées par la justice, propose des aménagements de leur peine, veille au respect de leurs obligations (travail, soins, indemnisation des victimes...) par les autorités judiciaires en poursuivant un objectif : prévenir la récidive et faciliter la réinsertion.

Son rôle : prévenir la récidive en aidant à la décision judiciaire, en participant à l'individualisation des peines, et en veillant au respect des obligations prononcées par le ou la juge. En milieu fermé (prison), les conseillers pénitentiaires d'insertion et de probation rencontrent les détenus, leur explique leur situation administrative et judiciaire, proposent des aménagements de peine au juge, etc. En milieu ouvert (semi-liberté, travail d'intérêt général, libération conditionnelle, placement sous surveillance électronique...), ils s'assurent que les condamné/es respectent et exécutent le

Nature du travail

Accompagnement en milieu fermé

En prison (milieu fermé), le conseiller ou la conseillère pénitentiaire d'insertion et de probation accompagne les détenu/es dans le cadre d'un parcours d'exécution des peines. Pour cela, il ou elle mène des entretiens réguliers avec les détenu/es, leur explique leur situation administrative et judiciaire, propose éventuellement des mesures d'aménagement de peine au juge ou à la juge, en fonction de chaque situation particulière. Grâce à cet accompagnement, il ou elle participe à l'individualisation des peines et à leur bonne exécution, tout en facilitant l'accès aux dispositifs d'insertion et de droit commun (logement, soin, formation, travail...).

Suivi en milieu ouvert

En milieu ouvert (peines restrictives ou privatives de liberté : semi-liberté, travail d'intérêt général, libération conditionnelle, placement sous surveillance électronique...), le conseiller ou la conseillère pénitentiaire d'insertion et de probation intervient dans le cadre d'un mandat judiciaire. Il ou elle s'assure que les détenus respectent bien leurs obligations (travail, soins, indemnisation des victimes...). Il ou elle les suit durant leur période de probation (de mise à l'épreuve), et évalue l'évolution de leur comportement, de leur réflexion et prise de conscience, de leurs projets de réinsertion... et rend compte des progrès constatés auprès des autorités judiciaires, afin que la peine soit éventuellement mieux adaptée.

Favoriser la réinsertion

En prison ou en milieu ouvert, le conseiller ou la conseillère pénitentiaire d'insertion et de probation s'emploie à éviter la récidive des personnes détenues une fois libérés. Pour cela, il ou elle travaille avec ces dernières sur les conditions d'une réinsertion réussie durant toute la durée d'exécution de leur peine. Par exemple, en les aidant à maintenir le contact avec leur famille, à trouver une formation, à chercher un emploi ou un logement...

Compétences requises

Écoute et ouverture d'esprit

Pour exercer ce métier, il faut aimer le contact, faire preuve d'une grande ouverture d'esprit et d'un sens de l'écoute développé pour accompagner efficacement des personnes aux parcours de vie complexes et difficiles, en comprenant leur environnement social et leur situation psychologique.

Rigueur et recul

Pour faire face à des situations parfois extrêmes (difficultés psychologiques, sociales, violences, pulsions suicidaires...), les conseillers doivent faire preuve de recul et de rigueur dans leurs propos et leur attitude, notamment lors d'entretiens avec des condamné/es témoignant d'une certaine violence (physique et/ou psychologique).

Travail en équipe

Les conseillers ne travaillent pas seuls. Au sein d'un service d'insertion et de probation, ils échangent constamment avec leurs collègues, mais aussi avec le personnel de direction des établissements pénitentiaires et leurs équipes, avec les magistrats, les personnels de santé, les associations de réinsertion, etc.

En région

66 % des professionnels travaillent dans une entreprise du secteur Hébergement médico-social et social et action sociale sans hébergement. Ils peuvent aussi exercer dans les secteurs Administration publique ; Activités pour la santé humaine ; Enseignement ; Autres activités de services.
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33 % travaillent dans des entreprises de 10 à 49 salariés, ce qui est plus élevé que la moyenne tous métiers confondus (22 %).
Différents lieux d'exercice

Les conseillers pénitentiaires d'insertion et de probation peuvent exercer en maison d'arrêt, en centrale ou en centre de détention. En milieu ouvert, ils reçoivent systématiquement, dans leur bureau, les personnes condamnées à des peines restrictives de liberté. Ils peuvent aussi être affectés dans un service administratif.

Au sein d'un SPIP

Les conseillers pénitentiaires d'insertion et de probation sont intégrés à un SPIP (service pénitentiaire d'insertion et de probation) à compétence départementale, qui assure la cohérence entre la prise en charge et le suivi des condamnés, qu'ils soient emprisonnés ou non. Les conseillers sont soumis au code de la déontologie du service public pénitentiaire.

Travail d'équipe

Travailler en lien étroit avec les autorités judiciaires, la direction des services pénitentiaires et les surveillants de son établissement, les institutions (logement, emploi, santé...), les collectivités territoriales, les associations, les réseaux d'employeurs... permet de développer et de coordonner tout un réseau de partenaires qui pourra faciliter la réinsertion ou la sortie de prison des condamnés.

En région

=
86 % des salariés dans ce métier sont en emploi stable (CDI ou fonctionnaires), ce qui est similaire à la moyenne tous métiers confondus (85 %).
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16 % travaillent à temps partiel, ce qui est proche de la moyenne tous métiers confondus (18 %).
100 % exercent ce métier avec le statut Professions intermédiaires.
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La moitié des salariés exerçant ce métier en région gagnent plus de 1 900 € net par mois à temps plein, ce qui est plus important que les 1 850 € tous métiers confondus.

Salaire

Salaire du débutant

2318 euros brut par mois, primes comprises.

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Statut de fonctionnaire

Le conseiller ou la conseillère pénitentiaire d'insertion et de probation est un/e fonctionnaire. Après quelques années, il ou elle peut évoluer vers la fonction de chef/fe des services d'insertion et de probation, de directeur ou directrice pénitentiaire d'insertion et de probation (par voie de concours ou d'examen professionnel).

En région

67 % des educateurs spécialisés juniors (moins de 30 ans) sont diplômés d'études supérieures.
68 % des personnes exerçant ce métier sont diplômées de la filière de formation Travail social, elles peuvent aussi être diplômées de la filière Formations générales (bac) ; Fonctions transverses des entreprises et des administrations.

Le métier est accessible, sur concours (organisé par le ministère de la Justice), aux titulaires un bac + 3. Ces derniers suivent ensuite une formation rémunérée (12 mois) à l'Enap (École nationale de l'administration pénitentiaire) d'Agen, où ils alternent cours à l'École et stages dans les établissements pénitentiaires, les tribunaux ou les associations.

Niveau bac + 3

Licence en droit

BUT carrières juridiques

Les formations

263 formations correspondent à ce métier

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